Notre région

ECONOMIE

La Guyane a bénéficié depuis le début des années 90, d’un réel développement. La taille de son économie a doublé, grâce à une croissance plus élevée que celle de la plupart des autres régions françaises.
Deuxième revenu par foyer fiscal avec 23.920 €, après l’ile de France avec 31.230 € (chiffres INSEE 2012), la Guyane a su aussi s’émanciper de la dépendance spatiale.
Toutefois, le pétrole, découvert au large de la Guyane française en septembre 2011, l’or et la pêche sont autant d’atouts supplémentaires à ajouter aux actuels et futurs axes de développement et de croissance.

SPORT

De plus, lors du Conseil Interministériel de l’Outre-mer du 6 novembre 2009, le Président de la République a annoncé vouloir faire de la Guyane, une base avancée en vue de la Coupe du Monde de Football en 2014 et des Jeux Olympiques en 2016 au Brésil. la Guyane se transformera en véritable centre de préparation pour les différentes équipes de France et étrangères.
Le développement de ce projet autour de la réhabilitation des équipements sportifs majeurs de la ville, représente une opportunité pour combler le retard structurel et accélérer la stratégie de rayonnement international de notre département.=
D’autre part, la présence de très nombreux instituts et organismes de recherche de haut niveau (Institut Pasteur, CNRS, IRD, CIRAD, INRA, IFREMER, BRGM) valorise les initiatives comme la création d’une « technopole de Guyane » orientée vers la promotion des technologies de pointe.
Le développement de l’économie guyanaise se joue donc entre 2 dynamiques exceptionnelles: une très forte expansion économique et une croissance démographique parmi les plus élevées au monde.

DÉMOGRAPHIE

En effet, de 1993 à 2006, le PIB guyanais a progressé de 3,9% par an en termes réels, contre 2,2% par an en moyenne nationale avec une prévision de doublement de la population d’ici 2030 (de 225.000 à 450.000 habitants. Source INSEE). Avec une croissance démographique à 4% contre 0,69% en métropole et 44% de la population à moins de 20 ans, la Guyane connaît une réelle explosion démographique.
Ces chiffres exceptionnels ne font que renforcer les besoins très importants en matière de logement et confirme la bonne santé de ce département en constante évolution.

EMPLOI

L’emploi public pèse d’un poids important en Guyane, plus encore que dans les trois autres Dom ou la plupart des petites économies. Les trois fonctions publiques (d’État, territoriale et hospitalière) emploient 44 % des salariés contre 21 % en France métropolitaine, et versent plus de la moitié de la masse salariale. Il n’empêche que sur le long terme, le tissu productif s’est diversifié et rapproché de la moyenne. En 2005, la part d’emploi agricole est identique en Guyane et en France métropolitaine (4 %). L’administration, la santé et l’action sociale représentent 47 % des emplois en Guyane contre 31 % en France métropolitaine.L’industrie s’est développée en Guyane alors que ses effectifs baissaient en France métropolitaine. Elle emploie désormais 12 % des travailleurs de Guyane, contre 16 % en France métropolitaine. Enfin, le poids de l’activité spatiale dans l’économie a diminué de l’ordre de dix points en dix ans, traduisant une diversification en bonne voie de l’activité locale.

CROISSANCE

Comme les autres départements d’outre-mer, la Guyane a évolué vers une croissance un peu plus autonome. L’augmentation de la population, le rattrapage du SMIC et l’alignement des prestations sociales ont développé le marché intérieur. Les entreprises ont un taux d’investissement très élevé, de 28 % par an sur la période 1993 à 2006, de 10 points au-dessus de la moyenne de France métropolitaine. La forte croissance économique compense les handicaps que subissent les entreprises moyennes : leurs indicateurs de rentabilité sont au-dessus de la moyenne métropolitaine. La montée du tertiaire et le développement d’une production locale industrielle tendent à réduire la propension à importer : les importations représentaient 73 % de la production locale de biens en 2003, contre 79 % dix ans plus tôt.